Le départ massif des entreprises de la Russie : causes et conséquences

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La pression continue de venir de toutes parts pour faire céder la Russie. A part les sanctions de l’Union Européenne, le pays doit maintenant faire face au départ brusque et significatif des plus grandes entreprises qui y sont installées.

Les grandes marques américaines ferment temporairement en Russie

Depuis l’invasion en Ukraine des troupes russes, plusieurs entreprises internationales installées en Russie ferment leurs portes. Le nombre de ces entreprises ne cesse de croître et cette semaine, quelques géants incontournables du continent américain ont fait leurs bagages. Il s’agit essentiellement de Coca Cola, de Starbucks et de McDonald’s. Ces départs successifs des marques les plus populaires en Russie auront certainement un impact négatif sur la population.

Cette semaine, le nombre d’entreprises ayant quitté le territoire russe à cause de cette situation tendue avec l’Europe est porté autour de 300. L’annonce du départ de ces grandes enseignes américaines a été faite ce mardi 08 Mars 2022. L’impact de ces suspensions ne sera pas négligeable sur le plan économique dans le pays. Il faut noter qu’on ne peut dresser une liste exhaustive des multinationales déjà parties de la Russie. Cependant, dans la foulée, certaines enseignes font particulièrement constater leurs départs.

Par exemple, McDonald’s vient de suspendre 850 restaurants dans le pays, une décision qui n’aurait pas été facile à prendre mais qui était nécessaire selon les propos du responsable de la division fast-food de la marque. C’est un total de 62000 employés que l’entreprise avait sous sa responsabilité en Russie. Ceux-ci continueront de percevoir leurs salaires pendant ce temps de suspension des activités.

Le géant américain Starbucks est franchisé par une entreprise koweitienne. Les deux partenaires ont finalement consenti à suspendre les 130 cafés qui les représentent en Russie.

Pourquoi ce départ des multinationales ?

Pour les différentes entreprises dont le départ de la Russie a été annoncé, le contexte peut varier. Shell est l’une des premières entreprises ayant parlé de son départ. Pour elle, cela signifie qu’elle ne participe plus aux projets associés à Gazprom  à l’intérieur du pays. Diverses raisons sont évoquées pour justifier les fermetures perlées des multinationales installées en Russie. Comme McDonald’s, plusieurs d’entre elles évoquent des raisons morales, c’est-à-dire qu’elles considèrent toutes « les souffrances humaines inutiles » répétées en Ukraine.

D’autres entreprises ont dû plier à cause de la multiplication des sanctions contre la Russie, notamment celles bancaires et celles affectant son transport aérien. C’est le cas par exemple de Renault, constructeur français. Avec les restrictions contre la Russie, l’entreprise se serait retrouvée en difficultés d’approvisionnements.

Si les enseignes d’autres pays ont plus de facilité à fermer leurs portes en Russie,  les entreprises françaises ne  sont pas pour autant impliquées dans ce mouvement de suspension totale des activités. Il s’agit par exemple des entreprises comme Engie et Air Liquide. Elles disent plutôt penser au taux de chômage qui pourrait découler de leurs départs. Pour eux, les employés n’ont pas forcément quelque chose à voir avec les décisions des autorités russes. Elles hésitent donc à les pénaliser ainsi que leurs familles par une suspension des activités.

La Russie aurait pris des mesures pour retenir certaines de ces multinationales sur le point de partir. Elle pourrait leur faciliter l’approvisionnement en matières premières pour qu’elles puissent continuer à produire.