MondeMortalité infantile : que signifie le pic enregistré ?

Mortalité infantile : que signifie le pic enregistré ?

En France, le taux de mortalité des enfants âgés de moins d’un an augmente en France depuis 2012. C’est ce que révèle une étude récemment publiée par l’institut de recherche Inserm. Les résultats de cette étude suscitent actuellement la controverse et soulèvent de nombreuses questions chez les acteurs de la santé publique. Voici ce que vous devez savoir maintenant !

Un record sur 10 ans :

En 2012, le taux de mortalité des moins de un an en France était de 3,32 pour 1 000 naissances vivantes. Ce taux était en baisse constante depuis près de 10 ans. Cependant, en seulement deux ans, de 2012 à 2019, le taux de mortalité a augmenté de 0,24 point pour atteindre 3,56 pour 1 000 naissances. Cette forte augmentation est une source d’inquiétude pour les autorités de santé publique

Une étude publiée dans The Lancet :

Les données sur la mortalité infantile en France proviennent d’une étude récemment publiée dans The Lancet, une revue scientifique très respectée. L’étude a été menée par des chercheurs de l’Inserm sur un échantillon de 1 000 nouveau-nés en bonne santé. La mortalité infantile est un important indicateur de santé publique, mais de nombreux experts affirment que les données ne reflètent pas la réalité.

Un phénomène mal compris :

Comme l’indique l’étude The Lancet, les décès néonataux et post-néonataux sont responsables de cette augmentation des taux de mortalité. Cependant, les causes de ces augmentations soudaines restent mal comprises et il existe peu d’études sur le sujet.

Une question complexe et sensible :

Il s’agit d’une question très sensible, tant pour les parents qui ont perdu un enfant que pour les autorités de santé publique. Les auteurs de l’étude affirment que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre cette tendance et trouver des moyens de prévenir ces décès.

La France devance les autres pays européens :

Selon les données d’Eurostat, la mortalité infantile est encore plus élevée en 2019. L’institution en charge des statistiques sur le continent annonce un taux de 3,8 sur chaque échantillon de 1 000 nouveau-nés.

La France est en avance sur plusieurs de ses pays voisins sur ce critère. L’institut annonce un taux de 2,4 pour l’Italie, 2.6 pour l’Espagne, 3,2 pour l’Allemagne

La recherche doit donc à juste titre se tourner vers les causes réelles de cette augmentation. Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de cette situation, notamment des facteurs socio-économiques, des changements dans les pratiques médicales, ou encore des facteurs environnementaux. Cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces hypothèses.

En définitive, il s’agit d’une tendance très inquiétante à laquelle il faut remédier le plus rapidement possible. Nous devons trouver des moyens de mieux protéger les nouveau-nés et d’améliorer la prise en charge médicale de ces nourrissons afin d’inverser cette tendance et de poursuivre notre chemin vers la réduction de la mortalité infantile en France.

Dans tous les cas, seule la mise à disposition pour les chercheurs de données concluantes sur la situation des enfants pourrait apporter davantage de lumière sur la situation. Cela doit se faire au plus vite, dans la mesure du possible, car il s’agit là d’une tranche d’âge très vulnérable et d’un problème de santé publique très prioritaire.

Lou
Lou
Rédactrice passionnée, je m’intéresse à tous les sujets qui font l’actualité française et internationale. En tant que passionnée de politique et d’actu, je souhaite livrer à nos lecteurs des articles clairs et précis afin que tout devienne facile à comprendre.
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